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Richard Schiliro a grandi à Romont mais a passé énormément de temps dans son enfance, avec ses sœurs, au Gros Essert, pour aider ses grands-parents. Aujourd’hui âgé de 38 ans, il reprend le flambeau familial et fait perdurer l’histoire du gîte de Blessens

Depuis plus de 50 ans, Le Gros Essert est connu loin à la ronde pour son charme et son esprit familial. Nous sommes allés à la rencontre de Richard, le nouveau patron et cuisinier.

Richard, pouvez-vous nous raconter un peu l’his­toire du gîte ?

Avant d’être un gîte, le Gros Essert était une ferme, celle de mes grands-parents. Au lieu du carnotzet, il y avait les chèvres. Dans le local du milieu c’était l’écurie à vaches et la salle« Fon­taine « était le local à tracteurs et machines. Mon grand-père a commencé par transformer le local des chèvres en carnotzet. L’agriculture deve­nant de plus en plus compliquée, il a arrêté les vaches quelques années après. L’écurie s’est modifiée en« première salle du gîte « et le coin de traite a été rénové en cuisine. Petit à petit, les choses se sont mises en place et l’endroit est devenu ce qu’il est aujourd hui.

Et vous, quel est votre parcours ?

Je ne suis pas du tout cuisinier à la base. En sortant du CO, j’avais envie de faire cuisinier temps de faire ce que je voulais depuis toujours : la cuisine. Le Réseau de Santé a pu me prendre comme apprenti cuisinier. Après mon appren­tissage, j’ai travaillé une année comme cuisi­nier chez Sébastien Suard de l’Hôtel de Ville de Rue. J’ai ensuite fait un tour du monde de 8 mois avant de reprendre le gîte, le 1er juillet de cette année.

Comment s’est déroulée cette ouverture ?

Tout s’est très bien passé. Je n’ai pas eu be­soin de faire de rénovations ou travaux, tout était déjà prêt et fonctionnel. Le 1er juillet, j’ai été tout de suite dans le bain, par la venue d’un groupe de 90 personnes !.

Quel est votre concept pour le Gros Essert main­tenant ?

Mon objectif est de travailler des produits locaux. Je propose une petite carte : 2 entrées, 2 plats et 2 desserts qui changent toutes les 2 semaines. La plupart des légumes viennent du jardin ou de chez un copain de Siviriez. Le reste des produits, j’essaie de les avoir en provenance de Suisse un maximum. Il me tient à coeur de privilégier les produits locaux afin de minimiser aussi l’impact écologique.

Je ne cherche pas à faire du gastronomique, je vais maintenir une ambiance simple et cha­leureuse pour y accueillir les familles. Je garde le concept de gîte où il est possible de dormir, se restaurer, boire un verre. Je ne fais plus de loca­tion de salles mais de la privatisation. L’endroit peut être privatisé pour les fêtes, les mariages ou autres et je m’occupe de la partie restaura­tion. Par contre, je ne fais pas traiteur, je cuisine uniquement pour le gîte car je ne suis pas équi­pé en matériel pour me déplacer.

Le gîte a toujours été une histoire familiale, est ce que vous travaillez toujours en famille ?

Je travaille avec ma petite soeur qui fait le ser­vice le mercredi, vendredi, samedi et dimanche. Entre-deux, ma maman, ma belle-maman et ma copine m’aident également.

Quels sont les horaires d’ouverture ?

Le gîte est ouvert du mercredi au dimanche midi, dès 10h, à l’année. Pour la restauration, il faut réserver, que cela soit pour le service de midi ou du soir. Il est aussi possible de venir seu­lement boire un verre ou à l’apéritif.

L’été, j’ai beaucoup de mariages donc de pri­vatisations : ces weekends-là, je ne peux pas accueillir d’autres personnes, d’où la nécessité de réserver pour venir manger.

Les extérieurs sont magnifiques avec les fleurs, l’étang, les cerfs. Qui a eu l’idée et qui s’en occupe ?

C’est encore une fois mon grand-papa qui a eu l’idée d’un étang car il voulait avoir des truites. Plus de truites aujourd’hui, mais il y a des carpes et des poissons rouges. Les cerfs font aussi par­tie du décor depuis longtemps, mais promis, ils ne finiront pas dans l’assiette (rires). Pour l’en­tretien, mon papa m’aide beaucoup, c’est un tra­vail énorme.

Le Gros Essert dans 10 ans, vous rêveriez de le voir comment ?

Je ne me suis jamais vraiment posé cette question mais… simplement qu’il soit toujours là, qu’il perdure, qu’on puisse le retransmettre encore de génération en génération.

Si vous deviez résumer cet endroit en quelques mots, que diriez-vous ? Venez au Gros Essert parce que…

Parce que c’est chaleureux et familial !

Infos
Le Gros Essert 026/652 35 38
Facebook « Le Gros Essert »
Instagram @le.gros.essert

Texte : Sophie Bosson

Richard (à droite) et ses parents, Hélène et Antonio, toujours très impliqués dans le projet de leur fils.

©Sophie Bosson

Une des spacieuses salles du gîte
©Fribourg Région